Est-ce la gène qui l'accompagne, toujours est- il que le rot n'est plus un sujet de curiosité anthropologique. Et ce, pour une raison bien simple : au XIXème siècle, quelques aristocrates éclairés de la III république se sont fait les parangons des bonnes manières. Il fallait en finir avec les relâchements des soldats de l'Empire décadent, qui, las de l'indifférence de leur hiérarchie, eurent, pour notre plus grand malheur, tôt fait de célébrer le borborygme au rang de manifestation ultime de leur pleutre existence. C'en était trop. Depuis, le rot est l'injuste victime d'un ostracisme étroit, urbain, bourgeois, pour tout dire énigmatique, qui témoigne d'une propension rare de nos congénères à s'enfoncer dans l'ignorance
General Information : Jean-Michel Djian est journaliste, Philippe Djian est employé d'une banque alimentaire en Bretagne. Les deux auteurs, qui ont écrit cette "histoire élogieuse" du rot à quatre mains, ont bénéficié de la complicité de Philippe Geluck qui leur a "prêté" son chat!
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