Expression... et impression. Affection Cutanée Navrante et Embrassante, l'acné est un sujet qui fâche. L'adolescent étant parfois susceptible ou fragile psychologiquement, il conviendra d'aborder avec prudence ses problèmes cutanés, d'autant que cette affection qui touche principalement le visage, perturbe l'image de soi. Dès que l'on évoque ses boutons, il sera à l'affût du moindre geste, de la moindre expression ou intonation de voix émanant de son entourage et en particulier de son médecin. À ce dernier de faire preuve de psychologie et d'éviter les entrées en matière par trop goguenardes du style : "alors, c'est le printemps, on bourgeonne !", de faire preuve d'une commisération exagérée en laissant échapper un : "Hou-la-la ! Mon pauvre garçon !" ou d'user de certains mots susceptibles de blesser comme déformation ou défiguration. À l'inverse, il ne faut pas non plus se réfugier derrière un "politiquement correct" de circonstance et parler de façon un brin hypocrite, de "disgracié du visage", comme on dit "personne à mobilité réduite" pour un paraplégique. Mais revenons à nos boutons (je sais, mais je n'ai pas pu m'en empêcher) : pour aborder l'acné, il faut rester simple et employer un vocabulaire connu de tous comme points noirs ou comédons. Cela concourt à dédramatiser la situation et améliore la relation médecin-malade, ce qui est indispensable pour un bon suivi, d'autant que le traitement sera long.
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